Corsica Nazione Indipendente observe que le discours tenu par monsieur Sarkozy, président de la république française, lors de sa visite en corse,
est clairement empreint d’un ton condescendant et méprisant, enfermant le principe d’un dialogue dans un chantage que nous ne pouvons admettre.
Ce discours, « donneur de leçons », d’essence coloniale, n’est d’ailleurs pas sans rappeler les propos déplacés qu’il a tenus récemment lors de
sa visite au Sénégal.
Présenter comme un cadeau fait à la Corse pour des raisons humanitaires, la simple application de textes qui prévoient tout
naturellement le rapprochement de détenus auprès de leurs familles relève de l’imposture, tout comme vouloir artificiellement séparer
la question des prisonniers politiques de la notion de solution politique négociée qui seule est de nature à résoudre le problème de
fond, et à mettre un terme à la situation conflictuelle actuelle.
Sur la langue et la culture corses, l’opposition de M. Sarkozy à la charte européenne des langues minoritaires semble
déjà dessiner les contours et les limites de sa politique sur le sujet.
Quoi qu’il en soit, en ce qui concerne les idées avancées en matière de rapprochement des prisonniers politiques et de
langue et d’identité corses, de nombreuses promesses ont été faites jusqu’ici sans avoir été suivies d’effet.
CNI réaffirme que rien de concret n’aboutira si l’Etat persiste dans la négation de la question nationale corse.
Nous constatons d’ailleurs que l’ensemble des interventions sur des sujets qui touchent à la Corse, portent exclusivement
sur les idées développées depuis toujours par la lutte des seuls nationalistes, et qui sont au cœur du projet politique de notre mouvement.
Toute solution ne pourra intervenir sans la prise en compte de cette réalité.
Enfin, en ce qui concerne le show médiatique de Saint Florent, Corsica Nazione Indipendente rappelle que l’événement
qui en a fourni le prétexte, à savoir une tentative d’extorsion de fonds sur Monsieur Benvenuti, constitue une affaire
de droit commun, comme la victime l’a elle-même déclaré à plusieurs reprises. Vouloir faire un amalgame avec des
revendications politiques relève de la manipulation pure et simple et d’une nouvelle démarche de mise en accusation de la communauté corse.
En effet, si le Président de la République française voulait dénoncer la délinquance de droit commun, il avait le
choix entre plusieurs régions françaises, bien plus marquées par l’insécurité au quotidien, que notre pays. Quand à la dérive mafieuse en Corse,
c’est par définition du côté des cercles proches du pouvoir, et des intérêts spéculatifs qui leur sont liés, qu’il faut la rechercher,
plutôt que de s’ingénier à neutraliser le mouvement national qui s’est de tous temps opposé à toute main mise sur notre terre.
Quant à prétendre faire de Saint Florent, à travers une visite hyper médiatisée, la capitale européenne de la Mafia, c’est une insulte
à l’endroit de ses habitants et de la Corse en général.
En revanche, il existe dans cette région du Nebbiu de vrais et nombreux problèmes de spéculation immobilière, dont l’un s’adosse
à un projet de golf. Or ce sont bien les amis de Nicolas Sarkozy, Camille de Rocca Serra et Ange Santini, qui ont fait inscrire dans
le PADDUC la notion de « Corse destination golfique », afin de favoriser les opérations spéculatives dont ils sont personnellement
partie prenante.
Comme elle l’a fait à Palasca, ce qui a eu pour effet de mettre un terme à une manœuvre contre la communauté corse,
Corsica Nazione Indipendente sera le Mercredi 12 Septembre à St Florent où ses représentants rencontreront Monsieur Benvenuti,
afin de faire toute la lumière sur la façon dont son affaire a été, sans doute contre son gré, récupérée contre la Corse.
Une réunion publique se tiendra ensuite à la mairie à partir de 19 H 00. À cette occasion, sera présenté le projet en 25 points
de Corsica Nazione Indipendente.
Corsica Nazione Indipendente